Parmi les acteurs de l’insertion par l’activité économique, les structures qui commercialisent des biens et des services se distinguent de celles exerçant une activité dite d’utilité sociale, c'est-à-dire dont l’activité est fondée sur la réinsertion.
Dans la première catégorie, on retrouve les entreprises d’insertion (EI), les entreprises de travail temporaire d’insertion (ETTI) et les associations intermédiaires (AI), dans la seconde, il y a notamment les ateliers et chantiers d’insertion (ACI).
Spécialisées dans un secteur professionnel particulier, les entreprises d’insertion s’inscrivent dans des marchés concurrentiels, tout en employant des personnes en difficulté auxquelles elles assurent un accompagnement social. L’objectif est de permettre à ces personnes d’acquérir une plus grande autonomie afin d’accéder soit à une formation qualifiante, soit à un emploi.
Les EI sont principalement regroupées au sein du CNEI (Conseil National des Entreprises d’Insertion).
Associations ou sociétés commerciales, les entreprises de travail temporaire d’insertion (ETTI) proposent des offres d’emploi du secteur du travail temporaire à des personnes en fin de parcours d’insertion, souvent dans la manutention, le bâtiment, l’entretien et le nettoyage. Leur fonctionnement est le même que celui d’une agence d’intérim. Le droit commun régit leur activité, mais un accompagnement est assuré (suivi au sein de l’entreprise et dans leur vie quotidienne) ainsi qu’une aide à la formation.
Les associations intermédiaires (AI) embauchent des salariés en insertion, puis les mettent à disposition de particuliers, d’associations, de collectivités locales et d’entreprises. Il s’agit généralement de travaux occasionnels, d’emplois de maison, d’entretien ou de nettoyage, huit employeurs sur dix étant des particuliers, selon la Dares. Ce prêt de main d’œuvre se fait à titre onéreux (l’AI et le salarié sont rémunérés pour cela), mais il est à but non lucratif. Un accompagnement et une formation du salarié sont assurés par l’AI.
Un tiers environ des AI sont regroupées au sein du Coorace.
Constitués sous forme d’associations, les Geiq sont des groupements d’employeurs créés, pilotés et gérés par leurs entreprises adhérentes, le plus souvent des PME. Les groupements recrutent les salariés et mettent en place des parcours d’insertion et de qualification en s’appuyant sur l’alternance, le tutorat et un accompagnement socioprofessionnel. Ils assurent une stabilité aux salariés en leur faisant signer un seul contrat avec le groupement. Puis, ils les mettent à disposition des entreprises adhérentes, qui rémunèrent le GEIQ pour ce service.
A la fois outils de gestion urbaine, lieux de mobilisation démocratique et acteurs de l’insertion par l’économique, ce sont des associations qui développent des services de proximité, tels que le nettoyage d’immeubles, l’entretien des espaces verts, certains services à domicile (petit bricolage, coursiers…), l’animation de quartier…
Elles sont regroupées au sein du Comité national de liaison des régies de quartier, dépositaire de la marque Régie de quartier. On y trouve des régies de quartier (urbaines) et des régies de territoire (rurales).
Les ateliers et chantiers d’insertion (ACI) proposent à des personnes très éloignées de l’emploi une première étape de réinsertion par le travail. Les ACI peuvent être organisés ponctuellement (chantier de rénovation de bâtiment, par exemple) ou de manière permanente. Dans tous les cas, la structure porteuse doit être conventionnée par l’Etat en tant qu’ACI.