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Culture de gestion et Clair & Net

Le choix de la propreté écologique et solidaire au sein d’une TPE

Culture de Gestion est un cabinet d’expertise comptable spécialisé dans le secteur culturel. Petite entreprise d’une dizaine de salariés, elle a fait le choix de confier le nettoyage de ses locaux à l’entreprise d’insertion Clair & Net. Retour sur un engagement social ancré dans l’ADN de cette TPE. 

La démarche en 9 questions
9 questions à Didier Le Bras, Expert-Comptable chez Culture de Gestion et Catherine Sebbagh, directrice de Clair & Net
Quelle est l’histoire de Clair & Net ?

Catherine Sebbagh :

Clair & Net est né en 1997 au sein du quartier prioritaire de La Goutte d’Or dans le 18e arrondissement de Paris. Depuis toujours, l’association est tournée vers son quartier et notamment vers ses jeunes habitants avec lesquels tout a débuté par le nettoyage de nuit des cabines téléphoniques. La structure s’est progressivement agrandie et c’est aujourd’hui une véritable entreprise, spécialiste de la propreté. Nous proposons des services de nettoyage de bureaux, des halls d’immeubles, la gestion des ordures ménagères et autres prestations ponctuelles telles que l’enlèvement de graffitis par aérogommage.

En quoi consiste la démarche écoresponsable de Clair & Net ?

Catherine Sebbagh :

Clair & Net est une structure pionnière dans l’écopropreté. En effet, nous utilisons des produits d’entretien biologiques et plus précisément enzymatiques depuis maintenant dix ans. Les produits classiques de nettoyage de l'industrie chimique sont une importante cause de pollution et un facteur de risque pour la santé de tous. Les produits que nous utilisons sont éco sont issus de la bio-technologie et les méthodes et matériels employés permettent des techniques de nettoyage propres. D’ailleurs depuis 2013, notre entreprise est certifiée ISO 14001 grâce à son impact environnemental réduit et maîtrisé.

Comment est structurée votre action autour de l’insertion ?

Catherine Sebbagh :

Nous sommes agréé Entreprise d’Insertion et nous employons 20 salariés sur des contrats à durée déterminée d’insertion (CDDI) allant jusqu’à deux ans. Ils sont formés pour devenir agents de propreté, un métier vers lequel ils pourront trouver un travail à l’issue de leur parcours d’insertion. Les salariés sont accompagnés par une équipe encadrante très présente, incluant une chargée d’insertion qu’ils peuvent solliciter pour toute problématique sociale ou professionnelle. Nous organisons également des formations collectives sur l’insertion professionnelle : CV, lettres de motivations, entretien de recrutement, etc. La qualité de l’accompagnement de Clair & Net est garantie par la norme AFAQ EI / ETTI.

Qui sont les clients de Clair & Net ?

Catherine Sebbagh :

Aujourd’hui, nous ne sommes plus exclusivement focalisés sur le 18e arrondissement. Nos clients peuvent être présents dans toute l’Île-de-France. Nous répondons à des demandes d’entreprises souhaitant s’engager pour l’insertion. Certains nous sollicitent également pour des clauses d’insertion, notamment le nettoyage des bases de vie sur des chantiers. Notre portefeuille de clients est assez large : copropriétés, bailleurs sociaux, associations, PME, entreprises de construction, mairies, centres culturels...

Quels types de coopérations faites-vous avec les autres associations du quartier ?

Catherine Sebbagh :

De nombreuses associations du quartier sont des clients, mais notre relation ne s’arrête pas là ! Certaines sont également des orienteurs qui nous recommandent de futurs salariés. Nous organisons également des ateliers et des formations avec d’autres structures telles que l’Île aux Langues qui anime des cours de français pour étrangers. Deux fois par semaine, une professeure vient donner des cours à plusieurs de nos salariés suivant différents formats adaptés à leur niveau. 

Comment et pourquoi Culture de Gestion a-t-elle fait appel à Clair & Net ?

Didier Le Bras :

Jusqu’à récemment, nous étions dans des bureaux partagés et nous n’avions pas du tout de regard sur les services de nettoyage d l’immeuble.  En janvier 2018, nous avons déménagé et nous avons dû cherché un prestataire pour le ménage de nos locaux. Nos bureaux ne sont pas extrêmement grand et donc le volume horaire n’est pas significatif recruter une personne en direct. Ethiquement, nous étions tous d’accord de ne pas passer par un grand groupe de nettoyage qui précarise ses salariés. Nous avons donc recherché sur Internet une société de nettoyage intervenant dans le champ de l’Economie sociale et solidaire (ESS)… et nous avons trouvé Clair & Net ! Les prix nous semblaient très cohérents et nous avons tout de suite fait appel à eux, depuis ça se passe très bien ! 

Comment se déroulent les prestations de Clair & Net pour Culture de Gestion ?

Didier Le Bras :

Une personne salariée de Clair & Net intervient trois fois par semaine, à raison de 2 h par intervention, et s’occupe de l’entretien de l’ensemble des locaux. Ce qui est appréciable c’est qu’au-delà de l’insertion, Clair & Net utilise des produits moins nuisibles pour l’environnement avec une démarche responsable écologiquement en parallèle.

Quelles sont les autres démarches d’achats responsables de Culture de Gestion ?

Didier Le Bras :

La démarche faite avec Clair & Net était partagée par l’ensemble de l’équipe ; on se sent proches des structures solidaires. Les structures culturelles avec qui nous travaillons partagent les valeurs de l’ESS et nous aussi !

Sur un autre volet, nous avons mis en place une solution de recyclage pour les déchets de bureaux puisque dans notre métier, on traite beaucoup de papiers. Nous faisons appel à Recygo, une entreprise solidaire créée par La Poste, qui emploie également des personnes en insertion.

Lors de notre déménagement, nous avons acheté notre mobilier auprès de Tricycle, une autre structure de l’insertion par l’activité économique qui récupère des mobiliers de bureaux chez des grands comptes et les revends à moindre prix pour des plus petites structures. Ça permet d’avoir de beaux meubles pas très cher et en même temps notre empreinte environnementale est réduite.

Quelles sont les difficultés pour intégrer des achats socialement responsables au sein d’une TPE ?

Didier Le Bras :

Toute la difficulté concerne notre taille et les volumes de services que nous générons qui ne sont pas très importants. Lorsqu’on partage des locaux, on n’a pas notre mot à dire et finalement beaucoup de TPE n’ont pas énormément de démarches proactives à mettre en place. En comparaison avec les grands groupes, les petites entreprises ne peuvent pas avoir un effet levier très fort. Chez Culture de Gestion, nous avons tout de même fait le choix de réfléchir aux prestataires que nous employons. Ce ne sont que des gouttes d’eau mais c’est déjà ça !