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Schneider Electric

Développer son engagement citoyen & sa responsabilité sociétale

Depuis une quinzaine d’années, Schneider Electric confie à l’entreprise d’insertion Atelier SIIS des prestations de sous-traitance industrielle dans une dynamique d’achat de proximité. Le groupe met également en place des clauses sociales dans ses appels d’offres pour favoriser les fournisseurs de l’insertion par l’activité économique (IAE). Il s’investit dans la lutte contre le chômage des jeunes issus des quartiers, notamment à travers l’association 100 Chances 100 Emplois.  

La démarche en 6 questions
Interview de Didier Coulomb, directeur de l’innovation sociétale de Schneider Electric et Délégué Général de l'association 100 Chances 100 Emplois.
Les achats socialement responsables chez Schneider Electric, ça vient d’où ?

"Votre question me donne l’occasion  de saluer le travail réalisé par Jean-Baptiste de Foucauld [haut fonctionnaire qui a beaucoup œuvré sur les questions d'emploi et de lutte contre le chômage, actuel coordinateur du Pacte civique, NDLR], à l’initiative en 2008 d’un colloque sur les clauses sociales dans la commande publique.

L’idée est ainsi venue de lancer un groupe de réflexion plus poussé au sein de Schneider Electric sur la mise en place d’une démarche d’insertion à travers notre politique Achat. Nous nous sommes dit : si les collectivités et l’État développent leur dynamique, pourquoi pas les entreprises ?"

Après la phase de réflexion, comment s’est structurée votre politique ?

"La politique Achat auprès des acteurs de l'insertion par l'activité économique n’est pas aussi structurée que celle vis-à-vis du secteur adapté et protégé, mais nous avons un ensemble d’initiatives qui se développe. Les grands groupes ont le plus souvent la capacité de porter des actions en faveur de l’engagement citoyen et de la responsabilité sociétale. Ceci étant, chaque société peut aussi y contribuer.

Schneider Electric confie une partie de ses activités de service à des prestataires extérieurs. C’est le cas par exemple des activités de services généraux, de propreté, de restauration, de construction ou d’extension de sites, etc. Nous avons aussi des contrats cadres avec des entreprises de travail temporaire, et dans tous ces marchés, la question d’intégrer des clauses d’insertion s’est posée."

Concrètement, comment l’intégration des clauses sociales dans vos marchés impacte-t-elle vos fournisseurs ?

"Il ne s’agit pas de les contraindre car nous souhaitons rester dans des démarches volontaires, mais nous mettons en place une clause d’insertion lorsque cela est pertinent avec le fournisseur. L’insertion est un élément non déterminant mais discriminant dans nos relations commerciales.

A titre d’exemple, les derniers contrats de construction de nos nouveaux bâtiments sur Evreux et, actuellement, sur Grenoble, prévoient 6 % d’heures d’insertion sur l’ensemble des heures effectuées. Nous agissons de même pour les contrats de restauration d’entreprise sur Grenoble ou pour le contrat d’entretien et de nettoyage. Nous demandons à nos prestataires d’avoir une politique envers les plus démunis en leur proposant des missions, des parcours d’insertion ou des formations.

Cela peut se faire avec l’aide des missions locales, des services dédiés des collectivités, des entreprises de travail temporaire (avec les contrats CIPI par exemple) ou des entreprises de travail temporaire d’insertion (ETTI)."

Avez-vous des achats directs auprès des structures d’insertion ?

"Oui, notamment pour des prestations de sous-traitance industrielle. Par exemple, nous travaillons depuis de nombreuses années avec l’entreprise d’insertion Atelier SIIS sur du contrôle qualité, de l’assemblage électromécanique et du conditionnement.

Nous avons développé un partenariat de proximité, ce qui nous a permis de mettre en place des modes de fonctionnement intéressants. Nous avons notamment organisé des visites d’usines afin de permettre à l’entreprise d’insertion de se positionner et de nous faire des propositions."

Ces achats s’intègrent-ils dans une politique RSE plus large ?

Schneider Electric se revendique comme entreprise citoyenne. Nous souhaitons tout particulièrement œuvrer sur les questions d’emploi local. Les achats responsables et l’intérim d’insertion ne sont pas nos seules actions en la matière : le groupe a été à l’origine de l’association 100 Chances 100 Emplois, qui vise à aider les jeunes des Quartiers politique de la ville à accéder à l’emploi.

Plus de 800 entreprises nous accompagnent dans cette action sur 27 territoires en France.

Nous sommes également attentifs à l’alternance et nous avons recruté plus d’une soixantaine de personnes en emplois d’avenir. Nous sommes signataires de la Charte entreprises & quartiers depuis 2013 et nous avons également un fonds d’investissement qui a déjà pris des parts dans des structures d’insertion telles que La Varappe ou le Chênelet en France."

Quels sont vos projets pour les prochaines années ?

"Continuer à m’investir pour développer l’association 100 Chances 100 Emplois, qui concerne aujourd’hui 27 bassins d’emploi ; déployer les clauses sociales sur d’autres contrats ; m’impliquer localement dans le déploiement de la Charte entreprises et quartiers ; piocher les bonnes idées dans les réseaux et événements ; sensibiliser en interne, car ce sont les belles histoires et le bouche à oreille qui permettent de développer les coopérations avec les acteurs de l’économie sociale et solidaire.

Plus que jamais, je suis convaincu que ce sont les petits ruisseaux qui font les grandes rivières."

Didier Coulomb, directeur de l’innovation sociétale de Schneider Electric
L’insertion est un élément non déterminant mais discriminant dans nos relations avec nos fournisseurs.